Assurance & gestion alternative : diversifier les moteurs de performance
CANDRIAM nous explique comment intégrer les stratégies alternatives dans une approche patrimoniale afin de renforcer la diversification des contrats d’assurance-vie et d’apporter une valeur ajoutée concrète à l’accompagnement des clients.
La diversification ne se mesure pas au nombre d’investissements détenus, mais à la diversité de leurs comportements lorsque l’environnement de marché change. Pour les courtiers en assurance-vie, la gestion alternative offre des pistes pour compléter les allocations des clients. Comment apprécier sa place dans un contrat et en expliquer l’intérêt au client ? L’enjeu est d’identifier des moteurs de performance complémentaires à ceux des supports déjà détenus, en tenant compte de ses objectifs et de son profil de risque.
Des sources de performance faiblement corrélées
La corrélation entre les marchés actions et obligataires évolue avec l’environnement économique. Certains facteurs, comme une hausse de l’inflation ou des taux d’intérêt, peuvent peser simultanément sur les deux classes d’actifs. La poche obligataire peut alors moins bien amortir le recul des actions, ce qui réduit les bénéfices attendus de la diversification.
Les stratégies alternatives cherchent à apporter des sources de performance faiblement corrélées aux marchés traditionnels. Leur intégration dans une allocation existante peut permettre de réduire la volatilité du portefeuille et potentiellement améliorer son profil rendement/risque.
Cette gestion peut investir dans les mêmes classes d’actifs que la gestion traditionnelle, tout en s’appuyant sur d’autres moteurs de performance. Par exemple, une stratégie de valeur relative associe des positions acheteuses (long) et vendeuses (short) pour exploiter un écart de valorisation entre deux titres. Sa performance repose sur leur évolution relative, avec une exposition limitée à la direction du marché.
Dans le cas d’une stratégie d’arbitrage de fusions-acquisitions, les gérants investissent dans une entreprise qui fait l’objet d’une offre de rachat. Ils achètent ses actions en Bourse à un prix inférieur à celui proposé par l’acquéreur. Cet écart reflète l’incertitude sur la réalisation de l’opération. Le moteur de performance est le rapprochement du cours vers le prix de l’offre lorsque l’opération se concrétise.
Une diversification à deux niveaux
CANDRIAM a étudié l’apport de cette diversification en comparant un portefeuille traditionnel composé de 60 % d’actions et de 40 % d’obligations à un portefeuille diversifié 40% actions, 30% d’obligations et 30% de stratégies alternatives. Dans les simulations historiques de notre étude, l’allocation intégrant cette poche alternative, dont la composition s’adapte aux phases économiques, présente un meilleur profil rendement/risque sur la période étudiée.¹
Un second niveau de diversification se joue au sein même de la poche alternative : les stratégies qui la composent ne réagissent pas toutes de la même façon aux conditions de marché. Leur combinaison permet de potentiellement multiplier les sources de performance, y compris au sein d’une même classe d’actifs.
Plusieurs stratégies, un seul fonds
Notre fonds Candriam L Alternative Multi-Strategies réunit, au sein d’un même véhicule UCITS, une dizaine de stratégies développées et gérées en interne. Il s’appuie sur trente ans d’expertise en gestion alternative et vise à délivrer des rendements positifs, faiblement corrélés aux marchés traditionnels, quel que soit l’environnement de marché.
Le portefeuille associe trois catégories de stratégies que nous jugeons complémentaires. Les stratégies Market Neutral recherchent une performance peu dépendante de la direction des marchés. Les approches Long/Short Directional prennent des positions acheteuses et vendeuses pour capter les mouvements de marché à la hausse ou à la baisse, tandis que les stratégies Upside Alpha visent à tirer parti des environnements porteurs.
Les équipes spécialisées assurent la gestion de chaque stratégie. Une équipe centrale pilote leur allocation et la répartition du risque, en l’ajustant aux différents environnements de marché en s’appuyant sur un indicateur quantitatif propriétaire et sur l’analyse du comité de gestion.
Quel apport concret pour le courtier et ses clients ?
Pour le courtier en assurance-vie, ce fonds donne accès à plusieurs expertises alternatives au sein d’un seul véhicule. Il peut ainsi évaluer sa complémentarité avec l’allocation existante et la part à lui consacrer, en fonction des objectifs du client. Face à une allocation principalement investie en actions et en obligations, il dispose ainsi d’une piste pour diversifier les moteurs de performance. Les exemples de valeur relative et d’arbitrage de fusions-acquisitions peuvent l’aider à expliquer cette démarche au client, tout en présentant les risques associés.
Le client, lui, bénéficie d’une gestion institutionnelle : les gérants ajustent les stratégies au sein du fonds, sans nécessiter d’arbitrages entre plusieurs supports du contrat. Le courtier peut ainsi concentrer son accompagnement sur l’allocation globale : définir la place du fonds, puis réévaluer son poids en fonction de l’évolution des besoins, de l’horizon de placement et du profil de risque du client.
Cette gestion intégrée repose sur une seule couche de frais au niveau du fonds. La commission de performance est calculée sur le résultat agrégé, après compensation des contributions positives et négatives des stratégies. Les frais propres au contrat d’assurance-vie restent applicables.
Prolonger l’échange au Lunch & Learn
Pour approfondir la place des stratégies alternatives dans une allocation en assurance-vie et découvrir Candriam L Alternative Multi-Strategies, inscrivez-vous au Lunch & Learn du 28 octobre organisé avec l’APCAL. Présentée par Steeve Brument, Global Head of Alternative Investments chez Candriam, cette session sera l’occasion d’échanger sur des questions concrètes pour votre activité de conseil : évaluer la complémentarité du fonds avec les supports déjà détenus, expliquer son fonctionnement, ses frais et ses principaux risques, et suivre sa place dans l’allocation du client.
¹ Candriam, Stratégies alternatives — Le 40/30/30 est-il le nouveau 60/40 ?, janvier 2024
Les détails sur ce rendez-vous ?
Date et heure
Le mercredi 28 octobre 2026 à 12h15
Lieu
Steeve Brument Global Head of Alternative Investment at CANDRIAM



















